Une concession en cimetière animalier est un emplacement loué pour une durée limitée, souvent de un à dix ans, puis renouvelable. Le propriétaire de l'animal de compagnie y fait inhumer le corps ou l'urne, entretient la tombe et décide, à l'échéance, de prolonger ou non le contrat.
Ce que recouvre une concession dans un cimetière pour animaux
Contrairement à une sépulture humaine, une tombe d'animal ne relève pas du droit funéraire des communes. En France, le cimetière animalier est le plus souvent un espace privé, géré par une entreprise ou une association, plus rarement un terrain municipal. La concession y prend la forme d'un contrat : le gestionnaire met à disposition un emplacement, le propriétaire paie pour une durée donnée et s'engage à respecter le règlement du site.
Ce règlement fixe l'essentiel : la taille de l'emplacement, la profondeur d'inhumation, le type de monument accepté, les fleurs et objets tolérés, les horaires d'ouverture. Certains sites n'acceptent que les chiens et les chats, d'autres reçoivent aussi les oiseaux, les lapins ou les NAC. Le code rural, et non la loi sur les cimetières des communes, encadre le devenir du corps d'un animal mort : chaque site doit donc respecter des règles d'hygiène et d'environnement, contrôlées par les services de l'État. Avant de signer, il vaut la peine de lire ce document en entier et de visiter les lieux : un lieu de recueillement se choisit aussi pour son calme, son accès et la façon dont les allées sont tenues.
Le cimetière animalier le plus connu reste celui d'Asnières-sur-Seine, dans la banlieue parisienne, ouvert en 1899 sur une île de la Seine près de l'ancien pont de Clichy, à l'initiative notamment de la journaliste Marguerite Durand. Ses monuments Art nouveau et son intérêt artistique et historique en font un site protégé, qu'on visite autant qu'on y rend hommage. D'autres villes, comme Voiron ou Roanne, ont ouvert un cimetière des animaux municipal, et des espaces privés existent dans la plupart des régions de France. Aucun annuaire public officiel ne les recense tous : l'information la plus fiable reste la mairie de sa commune, qui sait si une collectivité voisine gère un terrain de ce type, et le vétérinaire, qui connaît les prestataires du secteur autour de Paris comme en province.
Quelle durée choisir pour la concession de son animal ?
Les formules varient d'un cimetière à l'autre, mais trois familles reviennent souvent :
- la concession courte, de un à trois ans, pensée comme un temps de deuil avant une autre solution ;
- la concession moyenne, autour de cinq ans, la plus fréquente ;
- la concession longue, dix ans ou davantage, pour ceux qui veulent un lieu de repos durable.
Presque toutes sont renouvelables : à l'échéance, le gestionnaire adresse un avis au propriétaire, qui prolonge pour une nouvelle période ou laisse le contrat s'éteindre. La concession perpétuelle, courante chez l'humain, est rare pour un animal. Mieux vaut donc raisonner en cycles et vérifier dès la signature les conditions de renouvellement : délai de préavis, mode de contact, révision éventuelle du tarif. Un avis envoyé quelques mois avant la date d'échéance est l'usage le plus courant, mais la procédure exacte figure dans chaque contrat.
Comment obtenir une concession en cimetière animalier ?
La démarche est plus simple qu'une inhumation humaine, mais elle suit un ordre précis :
- contacter le cimetière par téléphone, par mail ou via son formulaire, et vérifier qu'une place est disponible ;
- choisir le type d'emplacement (pleine terre, caveau, case de columbarium pour une urne) et la durée ;
- fournir les justificatifs demandés, en général une pièce d'identité du propriétaire et, pour un chien ou un chat identifié, le certificat de décès ou l'attestation du vétérinaire ;
- signer le contrat et le règlement, puis convenir d'une date d'inhumation.
Beaucoup de gestionnaires assurent la prise en charge du corps depuis le domicile ou la clinique. Pour un chien, la page consacrée à l'inhumation de votre chien au cimetière animalier détaille le déroulement de la journée. Le secrétariat reçoit souvent du lundi au vendredi, parfois le samedi matin ; les inhumations se font sur rendez-vous.
Urne, tombe personnalisée et fin de concession
Peut-on déposer une urne plutôt que le corps ?
Oui dans la plupart des sites : une case de columbarium ou un petit emplacement en pleine terre accueille l'urne après une crémation. C'est souvent moins encombrant et la durée peut être plus longue pour un coût équivalent. Pour comprendre ce que rend une crémation individuelle, mieux vaut s'informer avant de choisir.
Peut-on personnaliser la tombe ?
Dans les limites du règlement : plaque gravée, pierre tombale, photo, petit monument, jardinière. Certains cimetières imposent des dimensions ou des matériaux, d'autres laissent une grande liberté. Une personnalisation durable se prévoit avec la durée de la concession en tête.
Que devient l'animal à la fin de la concession ?
Si le contrat n'est pas renouvelé, le gestionnaire reprend l'emplacement après un délai prévu au règlement. Les restes sont en général crématisés collectivement ou déposés dans un espace de dispersion, et les objets laissés sur la tombe sont retirés. Le propriétaire peut demander à récupérer la plaque ou le monument avant la reprise.
Entretien de la tombe : qui fait quoi ?
Le gestionnaire entretient les allées, les espaces verts communs et les équipements : c'est ce que couvre, en partie, le prix de la concession. L'entretien de la tombe elle-même revient au propriétaire : nettoyage de la pierre, arrosage, remplacement des fleurs, respect des consignes sanitaires. Plusieurs cimetières proposent un contrat d'entretien en option, utile quand on habite loin.
Une tombe laissée à l'abandon peut, selon le règlement, entraîner une mise en demeure puis la reprise anticipée de l'emplacement. Garder ses coordonnées à jour auprès du personnel du site évite de manquer un avis.
Ce qui fait varier le prix d'une concession
Les tarifs ne sont pas encadrés et diffèrent beaucoup d'un site à l'autre. Plutôt qu'un chiffre, voici les critères qui pèsent sur le devis :
| Critère | Effet sur le budget |
|---|---|
| Taille de l'animal et de l'emplacement | un grand chien demande plus de place qu'un chat ou un lapin |
| Type de sépulture | case de columbarium pour une urne au budget modéré, pleine terre intermédiaire, caveau plus élevé |
| Durée | plus la durée est longue, plus le montant initial est élevé |
| Services associés | transport, cercueil, cérémonie d'enterrement, gravure et entretien sont des frais qui s'ajoutent |
| Incinération préalable | une crémation collective ou individuelle avant le dépôt de l'urne est une prestation facturée à part |
| Situation du cimetière | les sites proches des grandes villes sont souvent plus chers |
Cimetière, jardin ou crémation : comment trancher ?
Inhumer son animal de compagnie au cimetière offre un lieu fixe, protégé et accessible à toute la famille, même après un déménagement. L'enterrer dans son propre terrain reste possible sous conditions, détaillées dans notre guide sur l'inhumation d'un chat dans le jardin, mais la tombe reste attachée à la maison. La crémation, enfin, laisse le choix entre garder les cendres, les disperser ou les confier à un columbarium ; plusieurs urnes funéraires pour animaux sont pensées pour ces usages.
Il n'y a pas de bonne réponse unique. Le cimetière animalier convient à ceux qui veulent un endroit où revenir, un espace de recueillement partagé avec d'autres propriétaires d'animaux domestiques, et un cadre qui ne dépend pas de leur adresse. Pour rendre un dernier hommage à un chien ou à un chat, la concession offre ce temps de deuil encadré, renouvelable au rythme de chacun.
















